Nous revoici partis du port du Marin, après avoir salué Marco sur son bateau dans le Cul de sac Marin, direction le mouillage de Sainte-Anne où nous passons la nuit.
En effet c’est journée nettoyage de coque pour éviter que les algues ne s’accrochent sur la coque, ce soir on hisse les voiles à la tombée du jour direction le mouillage du Belge en Dominique !!
Nous avons prévu de laisser le bateau quelques jours au mouillage et d’aller visiter le reste de l’île.
Une fois embarqués les sacs à dos et les bonhommes dans le (gros) 4×4 de Moïse, direction l’autre côté de l’île !
Première rencontre avec la culture Rasta, Yé man. Ici le mec est cool par conviction, parce que c’est comme ça qu’ils ont envie d’être heureux. En plus le Rasta il a généralement conçu et mis en place un jardin de folie, où tout pousse super bien …
On commence par une remontée de torrent jusqu’à la cascade de Sari sari
Puis en repartant vers le Sud, on se fait un petit tout en Pick-Up. C’est de nuit que nous atteignons le Zion. Camp de base vers les Victoria Falls. Nous passons un peu de temps en compagnie de Moïse et Marie.
Tente et hamac sous abris, tranquille
Une fois arrivés à Laudat, au frais à presque 1000m d’altitude, nous posons les sacs chez l’épicier du coin.
Chambre avec accès direct au bar, le rêve.
Et c’est la randonnée vers les 2 lacs de la caldera du volcan qui commence au sec sous le soleil pour se finir en douche (sans savon mais avec boue).
Du coup, retour au bateau après 4 jours, petite session plongée, et gnassage blog !
Tout d’abord, une petite précision sur cette ile, wikipedia nous explique la chose suivante :
La Dominique, est un pays et une île de l’archipel des Caraïbes, localisée entre les îles françaises des Saintes, et Marie-Galante (deux dépendances de la Guadeloupe) au nord et de la Martinique au sud. Son nom précolombien est Wai’tu kubuli, qui signifie « Son corps est grand ». Le premier Européen à l’avoir abordée est Christophe Colomb en 1493. Le Commonwealth de la Dominique est membre du Caricom, de l’AEC, de l’OECO, du Commonwealth, de l’OEA, de l’ALBA, de l’ONU, et de la Francophonie . Avant son indépendance en 1978, la Dominique était un État associé de la couronne britannique, et avant 1967 une colonie britannique membre de l’éphémèrefédération des Indes occidentales (1958-1962). La France a renoncé à ce territoire par le traité de Paris (1763). L’île fut passagèrement réoccupée par la suite.
L’île avait été initialement peuplée par des Indiens arawaks, puis par des Caraïbes.
Merci wikipédia, et de notre côté, nous avons quitté les Saintes, direction la Martinique pour récupérer les copains arrivant à l’aéroport de Fort de France quelques jours plus tard. Sur notre route : La Dominique. Nous avons décidé de traverser rapidement ses eaux, en s’arrêtant uniquement 3 soirs, en voici la synthèse :
Riviere indienne, remontée depuis Porthmouth notre première escale
La Dominique forme une barrière montagneuse recouverte de jungle, qui comme toute barrière montagneuse respectable arrête les vents (les alizés en l’occurrence). Ce qui fait que l’abordage de la côte ouest se fait généralement :
Proposition A : sous voile dans le soleil couchant
Proposition B : au moteur dans un grain …
Une fois la réponse obtenue, vous comprenez bien que ce premier atout est indéniable. Il nous permet de recharger les batteries du bateau et de maintenir notre capacité à parler au milieu des bruits de la ville (piston !)
Baie et fort Militaire Anglais, Porthmouth
Il fait quand même chaud, ce qui permet d’avoir une eau tout à fait baignable en plus de grouiller de petits poissons ! Par ailleurs l’île compte 365 torrents, ce qui n’est pas tellement au vu des précipitations locales.
Au niveau de la population, peu de monde (60 000 hab) : à part à Roseau (la capitale) et Portsmouth (au nord), la jungle démarre derrière toutes les maisons et forme des forêts incroyables.
Arrivée à Roseau dans l’arc en ciel et degustation du saké !
Bref, les reliefs sont fous (ancienne île volcanique), c’est tout vert, plein de lacs, de cascades et de plantes dingues, 5/5 étoiles, du coup on s’est dit qu’on reviendrait …
Voilà le résumé de notre premier passage à la Dominique, nous poursuivrons le récit une fois nos idées remises en place après notre actuel passage.
C’est sans encombre que nous avons traversé de Madère aux Canaries, avec un crochet par les îles Selvagens (2 cailloux plantés au milieu de l’Atlantique).
Ici un bateau membre de l’association des pêcheurs au pulpo en plastique (Galawa II) que nous avons retrouvé aux Selvagens . (nous avons conçu notre propre modèle de pulpo à base de cubi de vin rouge portugais, nous espérons bientôt le baptiser avec une grosse poiscaille)
Au petit matin, apres un petit coucou des dolphins, Lanzarote apparaît à l’horizon …
La fatigue se fait ressentir après une longue nuit de mer.
Nous sommes aux postes d’observations pour les dolphins, ou pas.
Lanzarote est une île forgée par les volcans, dont l’activité relativement récente (XVIIème siecle), marque tout le sud de l’île. Les cheminée et les coulées de lave semblent dater de la semaine dernière (la chaleur en moins). Sur cette île hostile et rude, les habitants cultivent les principaux éléments nécessaires à leur survie, dont en premier lieu, des vignes dans de drôles de cuvettes au milieu des champs de lave.
« Le 1er septembre 1730, entre les neuf heures et les dix heures du soir, la terre s’ouvrit à Timanfaya, à deux ligues de Yaiza… et une énorme montagne s’éleva du sein de la terre », selon le témoignage du curé Lorenzo Curbelo. L’île se transforma entièrement. Dix villages furent enterrés (Tingafa, Montaña Blanca, Maretas, Santa Catalina, Jaretas, San Juan, Peña de Palmas, Testeina et Rodeos) et pendant six ans la lave s’étendit au sud, couvrant un quart de l’île et recouvrant les plaines alentour de cendres volcaniques.
Des chameaux servent à promener des couillons de touristes sur un parcours de 205m, mais ce sont les animaux préférés de Rondoub…
Pour un profane, ce qui saute surtout aux yeux c’est que les chameaux sont plus avantageux. C’est, pour qui ne connaissait que les dromadaires, un peu comme découvrir un canard à 4 magrets.
Tout au nord de l’île depuis les falaises, nous pouvons admirer la vue sur la Graciosa, bien zal’s.
Nous finirons l’année 2014 à Las Palmas, avec une joyeuse bande prête à nous rejoindre pour la nouvelle année.
La pointe de São Lourenço est une longue péninsule sauvage qui forme l’extrémité orientale de Madère. La flore côtière est protégée par une réserve. Un sentier permet de sillonner cette presqu’île battue par les vents :
Le Bolo de caco est l’une des spécialités de Madère à laquelle on n’échappe pas. Ici une version maison avec de l’ail et du persil :
Ti-punch de Rondoub :
Le jardin botanique de Funchal a été créé en 1960 sur une propriété de 35 hectares, située entre 200 et 350 mètres au dessus du niveau de la mer :
Ribeira Brava :
Le Cabo Girão est une falaise sur la côte sud située à proximité de Câmara de Lobos. Sa hauteur est indiquée entre 560 et 589 m, ce qui en fait une des plus hautes d’Europe et du monde :
Nos copains allemands arrivent juste après nous avec leur barque. 280 tonnes, 4,70 de tirant d’eau , 900 m² de toile, 108 km de bouts… et 39 matelot(e)s
Promenade dans l’île et grimpette jusqu’au Pico do Castelo (Altitude: 437 m)
Après un demi tour, une fois presque arrivé à Madère, nous prenons la vie coté pêche et Arnaud se décide (enfin) à faire preuve de ses talents. Quant à moi, je me suis contenté de compter les prises, 1, puis 2, puis 3 … fantastique !!! Ma ligne n’a malheureusement péché que 2 fois, c’est là que l’expérience fait défaut. Heureusement que ce n’était pas pour rien, 5 puis 2 petites bonites sarda sarda !
La Baie de Lisbonne est chalutée comme il se doit (à la voile) et 12 poiscailles sont remontées (les 2 pitchounes sont rejetées à l’eau, ils ne font même pas 2,05 kg ! ).
Nous mouillons (comme ) dans la baie de Cascaich mardi et mercredi soir avant une remontée du Tage homérique à la voile sous des trombes d’eau et poursuivit par un 3 mâts battant pavillon allemand qui tirant au canon nous loupa par 3 reprises !
Arnaud par son touché de barre légendaire, évite les boulets de canon et les caillasses dans le Tage !
Aujourd’hui on s’est promené dans le musée de la marine, c’était passionnant.
Les marins portugais sillonnent les mers depuis des siècles et ont ouvert de nombreuses voies maritimes.
Extrait du site web la volta:
« S’opposant au retour des navires portugais vers Lisbonne ou Lagos, ces vents contraires firent des capitaines du prince Henri sinon les premiers navigateurs hauturiers de l’histoire, du moins les inventeurs des méthodes universelles de navigation en haute mer. Se posa alors à Sagres un premier problème inopiné, puisque la poursuite de l’exploration de la mer du Sud exigeait de mieux remonter au vent. Il fut brillamment résolu par l’adoption d’un navire adapté à ces conditions de navigation, la caravelle, et surtout par une conception révolutionnaire de la navigation à voile, la volta. […]
La volta était un vaste détour vers les Açores vers lesquelles on se laissait pousser par les vents de nord-est, avant de piquer cap à l’est sur le Portugal, au lieu de s’échiner à remonter en route directe en louvoyant au plus près. On l’appelait volta do mar largo, ou volta des Sargasses. […]
Les Portugais savaient désormais aller d’un point à un autre non plus en suivant la côte, ni même en ligne droite, mais en tirant un large bord vers les vents portants. […]
La volta fut l’intuition déterminante de la découverte maritime du monde et de l’histoire de la navigation. Comme l’agriculture remplaçant la cueillette et l’élevage la chasse, la domination du vent fut l’une des étapes majeures de notre civilisation. » (François Bellec, Tentation de la haute mer, Seghers, Paris, 1992)
Galion utilisé par les marins portugais au XV et XVI ème siècle pour partir vers l’Inde
Sur un aspect plus éthylique, ils ont mis au point ce merveilleux petit bateau qui permet de ramener le vin de la vallée du Douro jusqu’a Porto (du Vin dit « Porto » entre autre) :
Bateau pour descendre le vin de porto depuis la vallée du Douro jusqu’à PortoBateau de transport spécifique au Douro (utilisé pour descendre le Porto !!)
Pour naviguer autour du globe, ils utilisaient des moyens élaborés pour se repérer dans l’espace :
Instrument de navigation du pek’sInstrument de nav
Un bateau de pêche à la baleine :
Baleinière avec harpon
Deux petits batals de pek’s :
Et une curiosité :
Plan de Voilure bizarroïde (Tampis tu valides ?)
Enfin une question bonus :
C’est quoi ? (1 point bonus)
Today, we have visited the well known museum of the Portugese Marine.
A Gallion used by Portugese to travel accros the oceans :
Galion used by Portugues marins in the XV and XVI th centuries to fo to India
Boats design to carry the wine « porto » to the city of Porto. From the mountains to the sea coast :
Boat to carry Porto wine from Douro Valley to Porto city on the ocean sideDouro boat
Here are two navigation instruments, designed to help to determine the position of the boat using the stars :
Navigation instrumentNavigation instrument
Whaler with harpoon :
Whaler with harpoon
And the best of the best, the King of the knots : Arneo !
Petite incurchion dans la vie de nos 2 marins (et churtout retrouvailles avec mon marin à moi) à l’occachion d’un week-end dans la cholie capitable portuguaiche : Lisbõa !
la Moustache
A la chortie de l’aéroport vendredi après-midi, où Marc est venu m’accueillir, je découvre très vite qu’il ch’est acclimaté à la mode locale (enfin churtout chelle des années 80) : la mouchtache qu’il arbore fièrement est de tout effet :S (la cholie roche que je reçois a-t-elle pour effet de faire diverchion ?)
Après quelques minutes, nous rejoignons Arnaud et Céline, arrivée quelques heures plus tôt, sur le bateau amarré à la « Marina Parque das Nações » (cha a l’air fachile comme cha mais ch’est imprononchable… heureuchement Marc et Arnaud ch’étaient décha bien entrainés avec les chauffeurs de taxis), à quelques encablures du chentre ville de Lisbõa.
Nous prenons immédiatement la direchion de la Baixa et du Chiado, où nous (re)découvrons les rues pentues, les tramways et funiculaires, les points de vue sur le Taje et les plaches de chette capitale toujours auchi animée 🙂
Marc aborde avec toujours autant de fierté cha belle mouchtache (qui vit ches dernières heures).
La nuit tombante et les averches répétées nous conduichent rapidement à nous réfugier dans un bar très chouette découvert quelques jours plus tôt par les marins, et où nous chirotons des cocktails (pour les filles) et des bières (pour les garchons).
La choirée se pourchuit dans un rechtaurant quelques rues plus loin… Avec Céline, nous optons pour un sauté de poulpe et palourdes fameux (marathon culinaire – Etape 1) pendant que les garchons optent pour de la viande pas mal non plus… tout ça arrosé d’un vin portugéo 🙂
Samedi, après un petit décheuner tranquille sur le « Rock Racer », nous reprenons le chemin du chentre ville avec Kemar… Les annotations sur le plan de Lisbõa écrites il y a 2 ans che révèlent très utiles et nous conduichent tout droit à notre marathon culinaire – étape 2 : le chandwich au leitaõ de la Nova Pombalina rechté à l’état d’envie lors de notre préchédent chéjour remplit toutes nos echpéranches . Le tuyau est auchitôt tranchmis aux copains !
Après che petit en-cas, nous déambulons dans les rues de l’Alfama et redécouvrons avec grand plaichir chette cholie capitale… Pas de pot, la pluie est toujours au rendez-vous et nous amène rapidement à nous réfugier dans un bar à vins au pied du Castelo de São Jorge, où nous déguchtons tranquillement du vin portugeõ accompagné de charcuterie et d’huiles d’olive locales (che n’est pas pour rien que je parle de marathon culinaire… nous en chommes donc à l’étape 3 !)
Des hauteurs du château, nos pas nous ont ramené dans le Chiado par les cholies placettes et ruelles de Lisbõa…
Lisbõa rechèle auchi un trèchor – un coiffeur qui pourrait même convaincre Marc d’aller che faire couper les cheveux de chon propre gré… Le checret de che coiffeur : ch’est auchi un bar à bières !!!!
Une nouvelle violente averse nous a forchés (si, si forchés !) à nous abriter dans un petit café, temple des pastéis de Nata… l’heure du dechert avait donc chonné 😉 Marathon culinaire – Etape 4 !!!
Après quoi, j’ai trainé Marc jusqu’au quartier des docks, un peu excchentré chous le pont du 25 avril… Bon, ch’il paraît que ch’est chympa la nuit, là ch’était plutôt mort et chans grand intérêt…
De retour dans le chentre, 2ème décheption, la casa do Alentejo (un vieux palais désuet) dans la Baixa où nous voulions boire un verre et retrouver Céline et Arnaud était réchervé pour une choirée privée 🙁 Réchultat : nous leur avons fait travercher la ville dans un chens puis dans l’autre pour nous rejoindre dans un bar du Chiado…
Dans che petit bar quasi privé (nous étions les cheuls clients dans la minuscule challe), nous avons déguchté du porto, du vin portugeõ, de la charchuterie et du fromage (enfin les autres)… Marathon culinaire – étape 5 !
Avant de retrouver le Rock Racer pour un repos bien mérité, nous avons dégusté de bons petits plats portugeõ (naturellement !) dans un restaurant du quartier ;-)… (Allez, ch’est l’étape finale (n°06) de che marathon culinaire !) Miam la bonne brandade morue et le poulpe grillé !
Dimanche, mon avion devant décoller à 14h, et devant donc être à l’aéroport achez tôt, nous avons fait une petite balade dans le quartier de la Marina pendant que Céline et Arnaud prenaient la direction de Belem… Ce quartier récent (développé pour l’expo universelle de 98) est achez sympa avec des muchées, un aquarium, une promenade avec des fontaines à vagues…
Cheul petit bémol du week-end : 1h15 de retard au décollage et la rocade bordelaise coupée et donc bouchée à l’arrivée…
Dans tous les cas, grand merchi Kemar et Arnaud pour votre hochpitalité et che petit week-end bien chtylé 🙂
Prochain rendez-vous avec Kemar pour une echcale franchaise à l’occachion des fêtes de Noël ! Je compte décha les chours : Ch-38 !!!!
Bichous et bon vent vers Madère et les Canaries…
Julia
pch : che crois que ch’ai gardé un petit défaut de prononchiation 😉